Les cabécous passent à la télé !
vous pouvez voir dans cet article un reportage sur France 3 et un article sur le journal du Sud Ouest !!!
Des photos à suivre...
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Des oies qui se pâment dans la cité de la Boëtie. Une image d'Épinal dont on ne se lasse pas. Hier, ces palmipèdes, emblèmes vivants du Périgord noir, ont entraîné dans leur sillage une foule de gourmets. Cette première édition de Fest'Oie a tenu toutes ses promesses. Un flot continu de personnes a balayé la ville, de la rue Lakanal à la place l'Oie, où étaient parquées les vedettes de la journée entre deux défilés. Sous le commandement de chiens de troupeau, les précieuses ont sillonné à trois reprises le centre-ville, mitraillées par les objectifs.
Toute la matinée, les chalands sont allés de dégustations en dégustations, happés par les effluves de soupe à la carcasse ou de magrets grillés proposés par les producteurs locaux.
Touche feria
Cette Fête de l'oie avait pour ambition de réveiller la ville hors saison et de mettre en valeur son patrimoine vivant. Mission accomplie. La cité a carrément vibré au rythme de la banda de Souillac. « Les Cabécous » ont apporté une touche feria à la manifestation. Très en forme, les musiciens ont non seulement enflammé les rues de la ville, tout au long de la journée, mais ont surtout galvanisé l'assemblée de gastronomes repus du centre culturel, qui venaient de dévorer les quinze plats du festin gargantuesque (dont sept plats chauds !) organisé hier midi. Les dix cuisiniers de l'association des restaurateurs sarladais étaient à pied d'oeuvre depuis la veille pour concocter les quelque 385 repas servis par les élèves du lycée hôtelier de Sarlat. En centre-ville, les producteurs locaux ont aussi vendu à midi 400 assiettes. Certains ont poursuivi cette flânerie gourmande jusqu'à la tombée de la nuit. Aujourd'hui, c'est une certitude : le Périgord noir abrite les estomacs les plus endurants.
Hier, tous les professionnels de la filière oie du Périgord étaient sur le pont. Des accouveurs aux conserveurs en passant par les éleveurs, tous les maillons de la production étaient représentés. Au-delà de l'aspect festif, l'enjeu économique d'une telle manifestation était de taille. Le département compte une soixantaine d'entreprises spécialisées dans l'oie et se hisse au deuxième rang national en terme de production.
On ne peut faire l'état des lieux de cette filière sans souligner la raréfaction des éleveurs d'oies. Si le Périgord échappe, pour l'instant, à cette tendance nationale, les professionnels restent vigilants. Pierre Plassard, président du syndicat des artisans conserveurs et éleveur « à ses heures », veut éviter l'écueil de l'alarmisme. « Aujourd'hui, il y a encore suffisamment d'éleveurs d'oie en Dordogne, mais il faut que de nouveaux jeunes se lancent et s'installent pour pérenniser la filière. »
Le caractère particulièrement contraignant du gavage des oies (deux fois le matin et deux fois le soir pendant 18 jours) est dissuasif. « Les agriculteurs préfèrent l'élevage de canards, c'est beaucoup moins lourd. Un éleveur d'oie doit travailler trois week-ends sur quatre, note Pierre Plassard. Par ailleurs, un jeune qui vient de s'installer ne peut pas prétendre à un salaire mirobolant dès le départ. Il ne peut pas commencer avec 300 têtes, il y a toute une technique du gavage à maîtriser. »
« Croissance régulière »
« Nous avons besoin de bons éleveurs. L'oie doit avoir une croissance régulière tout au long de sa vie pour assurer la qualité de la viande des palmipèdes et leur aptitude à produire du foie, renchérit Pierre Lagrandie, président de la Coopérative des oisons du Périgord.
En somme, la qualité du produit fini se joue lors des différentes étapes de production, dès la sélection des souches. Le nouveau couvoir installé à Prats-de-Carlux, pôle d'excellence rurale l'an dernier, « unique en France », selon Pierre Lagrandie, devrait donner à la Dordogne tous les atouts pour dynamiser la filière. "
reportage france 3 : cliquez sur le journal du dimanche 22, à environ 6,35 minutes !